29/06/1812 : Brief van de directeur generaal van bruggen en wegen aan de prefect van het departement van de Leie over het gebruik van de fondsen van 1812 voor het graven van het kanaal Brugge – Schelde (Rijksarchief Brugge, Departement van de Leie, 2377)

Monsieur le Préfet, j’ai reçu, avec votre lettre du 17 Juin dernier, le tableau de la situation des fonds crédités et des dépenses faites sur les exercices 1810 et 1811 pour les travaux du canal de Bruges à l’Escaut, ensemble les rapports de Mr. Les ingénieurs en chef des départements de la Lys et de l’Escaut qui indiquent les dépenses qui pourrons être faites à ce canal dans chacun des deux départements pendant la campagne de 1812.

Je vois par ces pièces que les dépenses présumées du département de l’Escaut, pendant la présente campagne, sont évaluée à

340,000 f

Que les fonds, non consommés, des exercices 1810 et 1811 s’élévaient, au 1er Juin courant, a

297,858 ‘

Le département de la Lys n’aura donc besoin, pour payer les travaux de 1812, que de

42,142 ‘

 

Cette somme devra être prise sur les fonds de 1812, et comme ces fonds sont de 183,000 f il restera encore plus de 140,000 f pour le service du département de l’Escaut.

L’ingénieur de ce département annonçant un besoin de 150,000 f au plus, qui peut même, en cas de nécessité, être réduit à 100,000 f je vois avec satisfaction que nous sommes en mesure de faire une belle campagne dans chacun de ces départements, si Mr les ingénieurs impriment aux travaux une activité proportionnée à l’abondance de nos ressources.

Vous remarquez que parmi ces ressources je ne compte plus les 100,000 f imposés annuellement à la ville de Gand par le décret du 31 mai 1810. En effet, cette contribution n’avait été imposée aux Gantois que dans la supposition où la 1ere direction arrêtée pour le canal de Bruges aurait été modifiée de manière à ce que les navires partis de Gand n’auraient pas été obligés d’aller chercher à Bruges un point de communication avec l’Isle de Cadzan.

Depuis que la ville de Gand a perdu cet espoir, au moyen du maintien de la direction du canal de Bruges par Dame, l’Ecluse &, elle a réclamé avec raison pour qu’il lui fût permis de chercher à s’ouvrir directement une grande communication avec la mer.

L’ingénieur en chef du département est chargé par moi d’étudier les moyens d’ouvrir cette communication à laquellle il est vraisemblable que sera affecté la contribution annuelle de 100,000 f imposée à la ville de Gand par le décret du 31 mai. A la vérité, l’Empereur n’a point encore changé la destination de cet impot ; mais jusqu’à nouvel ordre je ne le regarderai point comme disponible pour les travaux du canal de Bruges. Je le considère comme un crédit qui attend une direction ultérieure.

Vous demandez, comme étant chargé de toute la partie administrative et comtable du canal de Bruges, ou que toutes les ordonnances soient réalisées dans la caisse du payeur de votre département, ou l’autorisation nécessaire pour délivrer des mandats sur le payeur de l’Escaut pour les ordonnances qui auraient été réalisées *** caisse. Vos observations à cet égard sont extremement justes, et de très promptes mesures vont être prises pour mettre à votre disposition la totalité des fonds affectés aux deux sections du canal.

J’aurai également égard à ce qu’il vous soit expédié chaque mois des ordonnances en proportion des besoins.

29/06/1812
Rijksarchief Brugge, Departement van de Leie, 2377
1812